Votre volet roulant électrique est bloqué, fait un bruit étrange ou ne répond plus ? Vous pensez devoir appeler un réparateur et payer une fortune ? Pas forcément.
Le démontage d’un volet roulant est souvent la première étape pour comprendre la panne. Avec les bons conseils et un peu de méthode, c’est une opération que vous pouvez faire vous-même. Ce guide vous explique comment démonter votre volet roulant électrique étape par étape, en toute sécurité, pour diagnostiquer le problème et économiser sur les frais de réparation.
Avant de commencer : Sécurité et Matériel Indispensable
Avant de toucher à quoi que ce soit, la sécurité est la priorité. Un volet roulant électrique est branché sur votre installation électrique. Toute intervention sans précaution est dangereuse.
La règle numéro un est de couper l’alimentation électrique de votre volet roulant. Allez à votre tableau électrique et abaissez le disjoncteur correspondant. Si vous n’êtes pas sûr duquel il s’agit, coupez le disjoncteur général. C’est le seul moyen d’éviter tout risque d’électrocution.
Une fois le courant coupé, utilisez un multimètre ou un testeur de tension au niveau de l’interrupteur du volet pour vérifier l’absence de tension. Ne sautez jamais cette étape. Enfin, si votre volet est large ou lourd, demandez de l’aide à une autre personne pour manipuler l’axe d’enroulement sans vous blesser.
Pour le démontage, vous aurez besoin de quelques outils de base. Pas besoin d’un équipement de professionnel, la plupart se trouvent dans une caisse à outils classique.
La liste des outils nécessaires
- Un escabeau stable pour travailler en hauteur confortablement.
- Des tournevis plats et cruciformes de différentes tailles.
- Un multimètre (ou testeur de tension) pour la vérification de sécurité.
- Une pince multiprise, toujours utile.
- Une perceuse avec un foret à métaux, si certaines pièces sont fixées par des rivets.
- Un cutter ou un couteau pour couper d’éventuels joints en silicone.
Étape 1 : Ouvrir le coffre et accéder au mécanisme
Le moteur et l’axe d’enroulement se cachent dans un coffre, aussi appelé caisson. Pour y accéder, il faut d’abord l’ouvrir. Si votre volet fonctionne encore un peu, faites-le descendre complètement pour que le tablier (l’ensemble des lames) soit fermé. Cela facilitera le travail.
L’ouverture dépend du type de votre coffre. Il en existe principalement trois sortes.
Le coffre « rénovation » (extérieur ou intérieur)
C’est le caisson le plus courant, visible soit à l’intérieur de la pièce, soit à l’extérieur, au-dessus de la fenêtre. La face avant est généralement simplement vissée ou clipsée.
- Repérez les vis sur le dessous ou sur la face avant du coffre.
- Dévissez-les avec le tournevis adapté.
- Si aucune vis n’est visible, la face avant est clipsée. Il faut la déclipser avec précaution en utilisant un tournevis plat pour faire levier doucement.
Le coffre « traditionnel » (intégré à la maçonnerie)
Ce coffre est intégré dans le mur, au-dessus de la fenêtre. On ne voit qu’une plaque de fermeture en bois ou en PVC, appelée sous-face, située sous le coffre.
L’accès se fait par le dessous. Cherchez des vis sur cette plaque. Le plus souvent, il suffit de les enlever pour que la plaque descende et donne accès à tout le système d’enroulement.
Le coffre « bloc-baie » (intégré à la fenêtre)
Ici, le coffre fait partie intégrante de la fenêtre en PVC ou en alu. La trappe d’accès est soit sur le devant, soit en dessous.
L’ouverture se fait quasiment toujours en déclipsant une façade en PVC. Allez-y doucement pour ne pas casser les clips en plastique qui peuvent devenir cassants avec le temps.
Étape 2 : Désolidariser le tablier de l’axe d’enroulement
Une fois le coffre ouvert, vous voyez l’axe d’enroulement (le tube sur lequel les lames s’enroulent) et le tablier qui y est fixé. Pour sortir l’axe, il faut d’abord le séparer complètement du tablier.
Ces fixations s’appellent des attaches de tablier. Il en existe plusieurs types. Identifiez le vôtre pour savoir comment procéder.
Les attaches souples (sangles ou lanières)
Ce sont des sangles en tissu ou en plastique qui relient la première lame du volet à l’axe. C’est le système le plus simple.
- Les sangles sont fixées à l’axe par des vis ou des clips.
- Utilisez un tournevis pour enlever les vis.
- Une fois les vis retirées, le tablier est libre.
Les feuillards métalliques
Ce sont de fines lames métalliques, souvent bleues ou grises. Elles sont clipsées dans des fentes sur l’axe d’enroulement.
Pour les retirer, il suffit de les faire pivoter d’un quart de tour puis de les tirer hors de la fente. C’est simple et ne nécessite aucun outil.
Les verrous automatiques (ou attaches rigides)
C’est le système le plus courant sur les volets roulants motorisés. Ce sont des pièces en plastique rigide qui se clipsent sur l’axe et s’insèrent dans la lame finale du tablier.
Leur but est aussi de bloquer le volet en position basse pour plus de sécurité. Pour les détacher, la méthode varie :
- Certains se déclipsent : Il faut appuyer sur une languette en plastique pour les libérer.
- D’autres glissent latéralement : Vous devez faire coulisser l’attache le long de l’axe pour la sortir de la lame.
- Parfois, il faut les désolidariser de la lame : Il peut y avoir une vis ou un système de clip à enlever côté lame.
Regardez bien le mécanisme. Ne forcez jamais. Si vous ne voyez ni vis ni clip, il est probable que l’attache soit simplement emboîtée. Une fois toutes les attaches enlevées, le tablier est complètement libre et repose au fond de ses glissières.
Étape 3 : Dégager l’axe motorisé de ses supports
Maintenant que le tablier n’est plus relié à l’axe, vous pouvez sortir l’ensemble de l’axe motorisé du coffre. L’axe est maintenu à ses deux extrémités par des supports fixés sur les côtés du caisson.
La méthode consiste à d’abord libérer le côté opposé au moteur. C’est plus simple. La tête du moteur, elle, est souvent juste emboîtée dans son support.
Identifier les systèmes de fixation
Il existe plusieurs manières de fixer l’axe. Regardez bien comment le vôtre est monté.
- Support avec goupille ou étrier : C’est fréquent. Une petite goupille métallique traverse le support et l’axe. Il suffit de la retirer avec une pince pour libérer l’axe.
- Support avec vis : L’extrémité de l’axe (le tandem) peut être vissée directement sur le support. Un simple coup de tournevis suffit.
- Embout télescopique : Certains axes ont un embout qui peut s’enfoncer sur lui-même, comme un ressort. En poussant dessus, vous le raccourcissez, ce qui permet de le sortir de son logement.
- Fixation par circlip : Un petit anneau métallique ouvert (un circlip) peut être clipsé au bout de l’axe. Il faut l’écarter avec une pince à circlips ou un petit tournevis plat pour le retirer.
Une fois le côté opposé libéré, l’axe va légèrement pendre. Vous pouvez alors soulever cet ensemble pour dégager la tête moteur de son support. Elle est souvent juste posée dans une encoche. Tirez l’axe vers vous pour le sortir complètement du coffre. Attention, il peut être un peu lourd.
Étape 4 : Extraire le moteur du tube d’enroulement
Vous avez maintenant l’axe motorisé entre les mains. Le moteur est un long cylindre inséré à l’intérieur du tube. La dernière étape du démontage est de le sortir de là.
Le moteur est fixé au tube pour l’entraîner en rotation. Cette fixation est généralement assurée par une seule pièce. Vous devez localiser la vis ou le rivet qui solidarise la roue du moteur (une pièce en plastique au bout du moteur) avec le tube métallique.
Comment retirer la fixation
- Si c’est une vis : Prenez le bon tournevis et dévissez-la simplement.
- Si c’est un rivet : Vous n’aurez pas le choix, il faudra le faire sauter. Pour cela, utilisez une perceuse équipée d’un foret à métaux d’un diamètre légèrement supérieur à celui de la tête du rivet. Percez doucement au centre du rivet jusqu’à ce que sa tête cède.
Dans certains cas, il n’y a ni vis ni rivet. Le moteur est simplement maintenu par la compression de la roue et de la couronne sur le tube. Une fois l’axe au sol, il devrait glisser tout seul.
Le moteur est maintenant libre. Tirez doucement dessus pour l’extraire du tube d’enroulement. Faites attention aux câbles électriques. Avant de débrancher les câbles qui relient le moteur au reste de l’installation, notez bien leur couleur et leur position (phase, neutre, terre, et parfois les fils de commande). Une photo est là encore une bonne idée.
Étape 5 : Diagnostiquer et choisir la pièce de rechange
Le moteur est démonté. Et maintenant ? L’objectif est de comprendre l’origine de la panne pour ne remplacer que ce qui est nécessaire.
Deux cas de figure principaux se présentent pour les pannes de moteur de volet roulant :
- Le condensateur est défectueux : C’est la panne la plus fréquente et la moins chère à réparer. Si votre moteur grogne mais peine à monter, ou s’il a besoin d’aide manuelle pour démarrer, le condensateur est probablement en cause. Le remplacer coûte une dizaine d’euros.
- Le moteur est HS : Si le moteur ne fait plus aucun bruit, s’il a senti le brûlé ou si le changement de condensateur n’a rien donné, alors le moteur est sûrement mort. Il faut le remplacer.
Pour être certain de la panne, vous pouvez suivre un guide complet pour diagnostiquer un moteur de volet roulant HS. Cela vous évitera de changer un moteur entier si seul le condensateur est à remplacer.
Comment choisir le bon moteur de remplacement ?
Si vous devez changer le moteur, il est essentiel de choisir le bon modèle pour qu’il soit compatible avec votre installation. Regardez les informations écrites sur l’étiquette de votre ancien moteur.
- La puissance (en Newton-mètres, Nm) : C’est le critère le plus important. Prenez un moteur de puissance identique ou très proche. Un moteur moins puissant ne soulèvera pas votre volet, un moteur trop puissant pourrait abîmer le mécanisme.
- Le diamètre : Le moteur doit pouvoir rentrer dans votre axe d’enroulement. Mesurez le diamètre de votre ancien moteur.
- La technologie : Il existe des moteurs filaires (commandés par un interrupteur mural) et des moteurs radio (commandés par une télécommande). Remplacez votre moteur par un modèle de même technologie pour ne pas avoir à refaire le câblage.
Une fois le diagnostic posé et la pièce identifiée, vous pouvez consulter notre gamme de moteurs de remplacement pour trouver le modèle adapté à vos besoins. Assurez-vous d’avoir toutes les références avant de commander.
Et maintenant ? Remontage et Programmation
Une fois que vous avez reçu votre nouveau moteur ou votre condensateur, le plus dur est fait. Le remontage s’effectue simplement en suivant toutes les étapes de ce guide en sens inverse.
Commencez par insérer le nouveau moteur dans le tube, remettez l’axe dans ses supports, refixez le tablier, et enfin, fermez le coffre. Une fois le nouveau moteur installé, la dernière étape indispensable sera le réglage des fins de course. Ce réglage permet de dire au moteur où il doit s’arrêter en position haute et en position basse. La procédure dépend de la marque et du modèle de votre moteur (Somfy, Simu, etc.) et est toujours expliquée dans la notice.
FAQ – Questions Fréquentes
Comment savoir si le moteur d’un volet roulant est mort ?
Le signe le plus courant est une absence totale de réaction. Si vous appuyez sur l’interrupteur et qu’il n’y a aucun bruit (ni clic, ni grognement), et que vous avez vérifié que le courant arrive bien au moteur avec un multimètre, il est probable que le moteur soit HS. Un autre signe est une odeur de brûlé provenant du coffre.
Peut-on changer soi-même un moteur de volet roulant ?
Oui, absolument. Si vous êtes un peu bricoleur et que vous suivez un tutoriel comme celui-ci, c’est une opération tout à fait réalisable. La clé est de travailler méthodiquement et surtout de bien couper l’alimentation électrique avant toute intervention.
Quel est le prix d’un moteur de volet roulant ?
Le prix varie beaucoup selon la marque, la puissance et la technologie. Un moteur filaire d’entrée de gamme coûte entre 60 et 100€. Pour un moteur radio de grande marque comme Somfy, les prix peuvent monter à 200€ ou plus. En comparaison, un condensateur seul coûte entre 5 et 15€.
Comment sortir le moteur du tube d’enroulement ?
Une fois l’axe complet sorti du coffre, vous devez trouver la vis ou le rivet qui fixe le moteur au tube. Dévissez-la ou percez le rivet. Le moteur devrait ensuite glisser hors du tube. S’il résiste, tapotez doucement l’extrémité de l’axe pour le déloger.
Comment régler les fins de course d’un moteur ?
Le réglage dépend du type de moteur. Sur les moteurs mécaniques, il y a souvent deux molettes ou boutons poussoirs sur la tête du moteur à tourner pour régler les butées haute et basse. Sur les moteurs électroniques (radio ou filaires), le réglage se fait via une procédure avec l’interrupteur ou la télécommande. Consultez toujours la notice du fabricant.
